11.04.2016

Jonk Entrepreneuren Luxembourg a.s.b.l – Témoignage d’un volontaire

L’asbl Jonk Entrepreneuren Luxembourg a pour mission d’inspirer et de préparer les jeunes à innover, créer, prendre des initiatives et être responsables. Son objectif est d’encourager la créativité et l’esprit entrepreneurial des jeunes et de les initier à la vie professionnelle par le biais de différents projets organisés à chaque niveau de l’enseignement luxembourgeois. Avec ses 11 programmes répartis à travers les 3 niveaux de l’enseignement (fondamental, secondaire et supérieur) l’asbl a touché en 2015 environ 10.000 jeunes grâce à plus de 350 volontaires.

Un de ces volontaires, François Mousel, Partner PwC, partage son expérience et l’échange qu’il a pu avoir avec les élèves à travers le programme Fit for Life.

 

Monsieur Mousel, expliquez-nous comment vous avez découvert l’asbl Jonk Entrepreneuren et le programme Fit for Life ?

J’ai initialement découvert le programme Fit for Life à travers son coordinateur, Yves Steffen, qui avait déjà été en contact avec d’autres collaborateurs chez PwC Luxembourg. Par la suite, je me suis également renseigné sur les différents programmes de l’asbl Jonk Entrepreneuren et j’ai assisté à la célébration des 10 années de l’association en 2015 ! Je suis donc un parfait exemple du rayon d’action de plus en plus large de cette association qui a commencée petit et qui touche aujourd’hui déjà un nombre impressionnant de jeunes lors de leur cursus scolaire, tout en impliquant un grand nombre de bénévoles.

Donner un cours devant une classe peut effrayer beaucoup de personnes. Quelle a été votre expérience ?

Tout le monde est plus ou moins effrayé de donner un cours ou de parler devant une classe, surtout la première fois. Mais là n’est pas le point! L’expérience positive d’enseigner devant une classe vaut largement l’effort de surmonter cette peur initiale. Et les élèves sont, du moins de mon expérience, généralement très réceptifs vis-à-vis des personnes provenant du monde extérieur du travail pour leur expliquer des concepts pratiques, enrichis de leur expérience personnelle. J’avais des enfants de clients ou de bonnes connaissances dans mes classes, qui ont par la suite relaté, à la maison, leur vécu pendant le cours – vous voyez où je veux en venir: il ne faut pas hésiter à participer pour vivre ces moments très particuliers! Par ailleurs, l’échange avec les professeurs est aussi très appréciable.

Estimez-vous que les programmes de la JEL comme p.ex Fit for Life sont bénéfiques pour les jeunes d’aujourd’hui ? De quelle manière ?

Je pense que ces programmes sont très bénéfiques. En me focalisant sur le Fit for Life, ce programme stimule la réflexion sur les choix professionnels, apporte des notions sur ce qu’est un salaire, un impôt, la sécurité sociale, un budget personnel ou encore une assurance privée ou un emprunt (hypothécaire ou de consommation). Mais pas seulement d’un point de vue théorique, mais aussi et surtout pratique, avec de nombreuses activités issues de la vie réelle (p.ex. : quels choix de consommation/d’épargne peut-on faire avec différents niveaux de salaire?). L’utilité des programmes de la JEL ne préjudicie en rien de la nécessité des autres cours du lycée, indispensables au développement du citoyen. Mais les programmes de la JEL sont complémentaires et assurent l’égalité des élèves devant l’apprentissage de concepts pratiques élémentaires de la vie adulte.

Personnellement qu’est-ce que cet échange avec des élèves âgés entre 13-16 ans vous apporte-t-il ?

Cet échange est très précieux à de nombreux égards, mais je ne voudrais en citer que deux ici: d’abord, le fait de devoir expliquer certains concepts de base devant des élèves (et donc de se poser soi-même des questions critiques) contribue énormément à la meilleure compréhension de ces concepts par soi-même. Ensuite (et surtout), l’échange avec les étudiants permet d’éviter à tout moment de tomber dans le cliché typique du « c’était mieux quand j’étais jeune » ou « les élèves aujourd’hui sont plus paresseux/moins intéressés que de mon temps » – en effet, on réalise que les élèves, aujourd’hui comme il y a 1000 années et comme très probablement dans 1000 années, ont leur lot de questions et de soucis. Si on s’intéresse à eux et les prend au sérieux, on arrive à développer des relations inestimables avec eux, aujourd’hui comme dans le passé!